Disparition de Lyhanna. "La population est atterrée" : Puycasquier sous le choc après la découverte d'un corps d'enfant hier après-midi dans un silo

C'est dans un silo agricole désaffecté qu'une tragique découverte a été faite hier après-midi : le corps d'un enfant portant des vêtements similaires à ceux de la jeune Lyhanna, 11 ans, disparue depuis une semaine, y a été retrouvé. Dans le village de Puycasquier, l'affaire suscite un véritable émoi.

La paisible commune de Puycasquier, village de moins de 500 habitants situé à une quinzaine de kilomètres de Fleurance, a basculé dans l'horreur hier après-midi. C'est dans un silo agricole à grains, désaffecté depuis plusieurs années et situé en bordure de la D541, sur la route de Tourrenquets, qu'a été faite la macabre découverte d'un « corps d'enfant portant des vêtements similaires à ceux de la jeune Lyhanna, 11 ans, disparue depuis vendredi dernier à la sortie de son collège ».

« C'est un silo qui était utilisé par une coopérative agricole gersoise pendant un certain temps, mais qui ne fonctionne plus depuis quelques années. De nombreux agriculteurs y apportaient leurs récoltes durant l'été », témoignait ce matin dans nos colonnes Louis Turchi, le maire du village, abasourdi par cette découverte survenue dans sa commune. « La population est atterrée. Les habitants de Puycasquier que j'ai vus, moi le premier, sommes sidérés. Certains m'ont dit hier soir : "Je ne mange pas, je ne peux pas." C'est bouleversant. Nous gardions toujours l'espoir, même s'il s'amenuisait avec le temps, de retrouver cette petite fille vivante. J'ai bien évidemment une pensée émue pour ses parents et ses proches. »

Une autopsie doit être réalisée dans la journée afin de permettre l'identification formelle du corps et d'établir des conclusions médico-légales sur les causes du décès.

Une trace d'effraction relevée sur un rideau métallique

Les enquêteurs de la gendarmerie ont quitté les lieux tôt ce matin, à l'aube. Des scellés ont été apposés autour du silo, où l'on peut apercevoir une trace d'effraction sur l'un des rideaux métalliques, un élément qui interroge. D'autant que le principal suspect dans cette disparition, Jérôme Barella, un Gersois de 41 ans et père de famille, visé par plusieurs procédures administratives ou judiciaires pour des faits de violences sexuelles sur mineures, connaissait parfaitement ce silo pour y avoir travaillé jusqu'en 2018.

E.R