Tristesse, consternation. Un jour après le double homicide commis à Pouyastruc dans le département des Hautes-Pyrénées, faisant deux victimes par arme à feu, l'enquête diligentée par les forces de l'ordre se poursuit mais l'auteur présumé des coups de feu reste introuvable. Selon les propos du procureur de la République de Tarbes Pierre Aurignac, recueillis ce mardi par la rédaction de Hit FM Radio Hautes-Pyrénées, l'hypothèse privilégiée est celle « d'un différend autour de relations privées »...« Mais tant que l'auteur des faits n'est pas retrouvé, il n'est pas possible de confirmer quelconque hypothèse ».
L'une des deux victimes était originaire de Condom
L'une des deux personnes abattues par arme à feu ce lundi n'est autre que Gabriel Fourmigué. Âgé de 55 ans, ce natif de Condom avait participé aux Jeux Olympiques d'Albertville en 1992. Membre de l'équipe de France de bobsleigh, il avait commencé sa carrière de sportif en foulant les terrains de rugby, à Condom. La présidente de la SAC, Carole Fratus, est encore sous le choc. « Sa disparition, c’est difficile pour moi aussi. Gaby était un garçon extraordinaire, très attachant, toujours le sourire aux lèvres. Il nous laisse de nombreux souvenirs notamment à la SAC. Il a été aussi au collège Notre-Dame de Piétat à Condom. Tout le monde est très touché ».
Gabriel Fourmigué avait été approché récemment par le département du Gers pour la présentation d'une exposition regroupant 31 portraits de Gersoises et Gersois olympiques, paralympiques et de haut-niveau. « Quand il a participé aux JO, on avait fait un bus pour aller le voir et l’encourager, se souvient Carole Fratus. C’était un grand athlète de Condom, naturel dans sa façon d’être. Une bonne personne, simple et sérieuse. Quand il pouvait se le permettre, il venait nous voir. Il gardait un lien avec sa terre d’origine. C’est vraiment horrible, je suis encore sous le choc ».
Une cellule de soutien psychologique mise en place au collège
Le recteur de l'académie de Toulouse, Mostafa Fourar, s'est rendu ce mardi matin au collège Desaix à Tarbes, là où les deux victimes enseignaient, avec le préfet des Hautes-Pyrénées, Rodrigue Furcy. Ils ont rencontré les élèves des professeurs tués. Une cellule d'écoute et de soutien psychologique a été mise en place dès ce mardi dans l'établissement scolaire, à destination de l'ensemble de la communauté éducative.
N.M