Les laboratoires Mességué poursuivent leur développement dans le Gers. Entreprise emblématique et historique de Fleurance, elle fabrique et distribue une gamme de produits à base de plantes en France et à l'international depuis plus d'une soixantaine d'années. Aujourd'hui, l'entreprise se diversifie pour conquérir de nouveaux marchés : avec la mise en place d'une unité de conditionnement de plantes sèches et d'huiles essentielles. Un investissement qui va permettre de relocaliser sur son siège fleurantin certains processus de production et de conditionnement. Entretien avec Bérénice Guyot, directrice générale des Laboratoires Mességué.
Pouvez-vous nous présenter ce projet ?
"C'est un grand moment pour notre entreprise, c'est l'aboutissement d'un projet qu'on mène depuis plusieurs années. C'était vraiment important pour nous de relocaliser et maîtriser certains process. Dans cette période plutôt morose, les projets c'est à cela qu'il faut s'accrocher. Ce projet a permis de créer également une vraie émulation au sein de l'entreprise. Cette unité de conditionnement de plantes sèches et d'huiles essentielles mesure près de 11 mètres de long et a été faite entièrement sur mesure. On a désormais l'huile essentielle qui est mise en bouteille, sous canister c'est-à-dire sous protection, puis mise en étiquette et sous film pour être livré directement dans nos différents points de vente."
C'est également un pas de plus dans le virage éco-responsable pris par votre entreprise ?
Une internalisation et relocalisation du process industriel dans le Gers qui vous a permis également de créer de l'emploi supplémentaire ?
"Ce sont 7 emplois qui ont été créés. On a créé des emplois opérationnels sur la ligne directement. On a renforcé également notre service qualité et marketing puisqu'il a fallu faire évoluer pas mal de choses au niveau du packaging. On a également noué un partenariat avec l'Esat de Fleurance* ( structure qui propose aux personnes en situation de handicap une activité professionnelle et un soutien médico-social et éducatif) pour avoir une vraie démarche responsable aussi en matière d'emploi. Aujourd'hui, on a quelqu'un de l'ESAT qui est rattaché à l'entreprise quatre jours par semaine et qui vient nous accompagne dans notre développement."
Quelles sont vos ambitions désormais avec ce nouvel équipement ?
"On espère que ça va permettre à l'entreprise de trouver un nouvel élan et de nouveaux marchés. En ce moment, il n'y a pas une semaine sans qu'on ait un nouveau marché. On m'appelle très régulièrement pour me dire : "ah vous conditionnez désormais, j'aimerais voir ce que vous faîtes". Donc aujourd'hui, concrétement ça permet de s'ouvrir à d'autres marchés, de ne pas être bloqué dans certains réseaux de distribution que l'on a historiquement et de pouvoir répondre à différents marchés avec des niveaux de gamme différent, c'est-à-dire du mass market (marché grand public) jusqu'au haut de gamme et d'avoir des conditionnements qui répondent à différents marchés en fonction des besoins."
Vous espérez conquérir de nouveaux marchés avec ce projet, notamment à l'international, quelles sont les zones ciblées ?
E.R