Maison des Femmes d'Auch : Les Alters demandent aux collectivités de combler le déficit de financement

28 juillet 2026 - 15:12

Sept mois après son ouverture, la Maison des Femmes d'Auch a déjà accompagné 80 victimes de violences. Alors qu'il manque encore 40 000 € pour aménager ses futurs locaux, le collectif Les Alters estime que cet effort financier doit être assumé par les pouvoirs publics plutôt que par un appel aux dons.

Ouverte en décembre 2025 au sein du centre hospitalier d'Auch, la Maison des Femmes s'est rapidement imposée comme un dispositif essentiel dans l'accompagnement des femmes victimes de violences. En seulement sept mois d'activité, la structure a accueilli 80 femmes en leur proposant une prise en charge globale, mêlant accompagnement médical, psychologique, social et juridique. Mais malgré ce démarrage jugé encourageant, le projet se heurte aujourd'hui à un obstacle financier. L'association porteuse de la Maison des Femmes a lancé une cagnotte afin de réunir les 40 000 € nécessaires à l'aménagement de ses futurs locaux.

Dans un communiqué, le collectif Les Alters, solidaires, écologistes et responsables, apporte son soutien à la structure tout en estimant que ce financement ne devrait pas reposer sur la générosité du public. Le collectif rappelle que le contexte local justifie pleinement un engagement accru des pouvoirs publics. Selon les chiffres avancés, les violences sexuelles ont augmenté de 26 % dans le Gers en 2025, tandis que les violences physiques intrafamiliales ont progressé de 6 % entre 2023 et 2024. « Derrière les 80 femmes déjà accueillies, ce sont souvent des enfants et des familles entières qui sont concernés », souligne le communiqué. Les Alters rappellent que l'Agence régionale de santé (ARS) a déjà engagé 138 000 € pour le projet. Les 40 000 € restant à trouver représentent, selon eux, une somme « modeste » au regard des budgets de la Ville d'Auch, de l'Agglomération du Grand Auch Cœur de Gascogne ou encore du Conseil départemental du Gers.

Le collectif appelle ainsi les collectivités locales à débloquer rapidement les crédits nécessaires afin de garantir la pérennité du dispositif. « Aucune femme du Gers ne devrait dépendre de la générosité collective ou d'élans philanthropiques individuels pour être entendue et protégée », affirme-t-il.  Le groupe invite également les parlementaires gersois à intervenir auprès des différentes institutions concernées. Sont notamment cités les sénateurs Franck Montaugé et Alain Duffourg, ainsi que les députés Jean-René Cazeneuve et David Taupiac, afin qu'ils portent ce dossier auprès du Département, de l'État et des autres partenaires susceptibles de contribuer au financement.

Rédaction

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article