Disparus après une intrusion dans leur volière à Ibos le 9 juillet dernier, Lou et Lia, deux perroquets sont à nouveau réunis depuis ce mercredi après des semaines de recherche. Retour sur une histoire rocambolesque.
Le soulagement est immense pour Valérie Enso, présidente de La Chevauchée du Bois, un centre équestre situé à Ibos, dans les Hautes-Pyrénées. Après plusieurs semaines d'inquiétude et une importante mobilisation, ses deux aras bleus et jaunes, Lou et Lia, sont enfin réunis dans leur volière.
Tout commence le 9 juillet dernier. Valérie découvre que la porte de la volière a été forcée. Ses deux perroquets, âgés de trois ans et demi, ont disparu. Elle retrouve à proximité, de nombreuses plumes. Très vite, la propriétaire lance un appel à témoins, largement relayé sur les réseaux sociaux pour retrouver au plus vite ses oiseaux, craignant pour leur santé en raison du stress et des fortes chaleurs.
Trois jours après les faits, une première bonne nouvelle arrive. Lia est localisée dans un arbre dans le centre équestre. Selon sa propriétaire, la femelle serait parvenue à échapper aux personnes qui se sont introduites dans la volière. « En cassant le cadenas de la volière, les individus pensaient sans doute que ce serait facile. Mais ils ont dû se battre avec nos perroquets pour les récupérer. La femelle a réussi à leur échapper. Elle est restée sur la propriété et n'a donné signe de vie qu'au bout de trois jours parce qu'elle était complètement tétanisée », raconte Valérie Enso.
Il lui faudra ensuite plusieurs jours de patience pour réussir à la faire redescendre. « J'ai mis plusieurs jours à la faire descendre en lui parlant et en la rassurant. Elle est encore traumatisée. Des plumes lui ont été arrachées, elle était dans un état lamentable », confie-t-elle.
En revanche, Lou reste introuvable pendant plus de trois semaines. Le week-end dernier, un appel relance les espoirs. Une habitante de Juillan affirme avoir aperçu un perroquet correspondant à sa description. « Samedi matin, une dame de Juillan nous a appelés pour nous dire qu'elle voyait un perroquet qui ressemblait au mien. Nous y sommes allés et c'était bien Lou. J'ai pu communiquer avec lui à plusieurs reprises. Il me répondait lorsque je lui parlais de la femelle ou de notre chien, qu'il apprécie énormément. Mais je n'arrivais ni à le faire descendre, ni à le nourrir », explique sa propriétaire.
Le perroquet disparaît ensuite de nouveau avant d'être finalement localisé à plusieurs reprises, mardi puis mercredi. « Une dame nous a appelés en disant qu'il était sur le toit de sa maison et qu'il cherchait à boire dans sa piscine. Comme je travaillais, c'est ma vétérinaire qui s'est rendue sur place. Elle a réussi à le faire boire, mais pas à l'attraper. Le lendemain, une autre personne m'a signalé sa présence au parc Bel Air à Tarbes. Son fils l'a occupé en lui parlant jusqu'à mon arrivée. Grâce à lui, j'ai finalement réussi à récupérer Lou », raconte-t-elle.
Très fatigué et désydraté, le perroquet Lou sous surveillance médicale
À son retour, Lou était particulièrement fatigué. « Il est sous surveillance médicale parce qu'il est déshydraté et très fatigué. Il a beaucoup volé, alors qu'il ne savait pratiquement pas voler auparavant. Quand Lia l'a retrouvé, elle lui a fait un gros câlin. Heureusement, cette histoire se termine bien », se réjouit Valérie Enso.
La présidente de La Chevauchée du Bois tient à remercier les nombreuses personnes qui se sont mobilisées à ses côtés durant ces semaines de recherche. « Les gens nous ont énormément aidés. Dès qu'ils voyaient un perroquet à vendre ou pensaient avoir aperçu quelque chose, ils m'envoyaient un message ou m'appelaient. Cela m'a été d'une grande utilité et a largement contribué aux recherches. »
Les circonstances exactes de la disparition des deux aras restent à éclaircir. Les motivations de la ou des personnes qui se sont introduites dans la volière demeurent inconnues à ce stade. Le fait que Lou ait été retrouvé en liberté laisse supposer qu'il a été relâché ces derniers jours. À la suite de cette affaire, la responsable du centre équestre indique vouloir renforcer les dispositifs de sécurité autour de la volière afin d'éviter qu'un tel événement ne se reproduise.
E.R